Le PJD soupçonné de former une alliance avec les islamistes d'Ennahda

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Revue de presseKiosque360. Le Parti de la justice et du développement (PJD) est soupçonné d'avoir renforcé ses liens avec le parti islamiste tunisien d'Ennahda de Rached Ghannouchi. L'objectif, selon un journal marocain, serait de consolider la position des "Frères musulmans" au Maghreb.

Le 29/04/2016 à 10h55

"Le PJD scelle une alliance avec le mouvement tunisien Ennahda pour un pouvoir des Frères musulmans en Afrique du Nord", titre al Ahdath al Maghribiya, journal proche des socialistes marocains qui nous apprend, dans son édition de ce vendredi 29 avril, que cette tactique aurait été manigancée pour permettre à l'Algérie de contôler la mouvance des Frères musulmans. La stratégie consisterait à développer l'islamisme salafiste radical, initié en Egypte, au Maroc via l'Algérie, précise le quotidien. Mais "les deux parties (le PJD et Ennahda, ndrl), ajoute Al Ahdhath, coordonnent depuis quelques temps pour barrer la route à une présidence du courant algérien des Frères musulmans dans la région."

En effet, selon le quotidien, le PJD et Ennahda auraient récemment "réussi à faire capoter à Alger, lors d'une réunion des partis politiques maghrébins, une tentative des islamistes algériens de présider la mouvance des Frères musulmans d'Egypte en Afrique du Nord". Le journal croit savoir que Benkirane et Ghannouchi "n'ont pas fait le voyage à Alger, tout simplement pour signifier à Alger que le courant salafiste n'aurait pas sa base en Algérie".

Citant l'expert Saber Balidi, le journal note néanmoins que "les courants islamistes, au Maghreb, sont divisés". "Les islamistes algériens, selon ce spécialiste, tentent de prendre la direction des Frères musulmans dans la région, alors que les mêmes mouvances au Maroc et en Tunisie s'opposent à cette tentative des islamistes algériens".

Et Al Ahdhat de préciser que l'absence de Benkirane et de Ghannouchi de la réunion d'Alger témoigne de leur refus de cautionner la suprématie des Frères musulmans algériens sur "l'Afrique du Nord".

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 29/04/2016 à 10h55