Oued Zem: Démantèlement d’un réseau d’escrocs qui agissait au nom de généraux de l’armée

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Revue de presseKiosque360. La police de la ville d'Oued Zem a mis la main sur une bande criminelle composée de femmes qui auraient escroqué pas moins de 45 jeunes gens au nom de «très hauts gradés de l’armée».

Le 08/02/2016 à 22h41

La police d’Oued Zem vient de réaliser un joli coup de filet. Elle a en effet mis la main sur un réseau criminel composé de femmes qui auraient escroqué pas moins de 45 jeunes gens au nom de «généraux et colonels de l’armée». Selon Assabah, dans sa livraison du mardi 9 février, les mises en cause auraient fait miroiter des postes dans l’Armée royale à leurs victimes qui leur versaient, en contrepartie, des sommes variant entre 5.000 et 25.000 dirhams.

Mais après l’expiration des délais convenus avec les accusées, les victimes ont décidé de porter plainte. Résultat, trois membres de ce réseau ont été arrêtés et transférés, dimanche 7 février, au parquet général. La police judiciaire, quant à elle, a lancé des avis de recherche contre trois autres femmes.

Selon le journal, la police judiciaire a arrêté deux accusées à la gare routière de la ville. Ces dernières ont rapidement livré le nom de leur principale complice, une ancienne militaire qui habite à Meknès et serait, selon les premières investigations, le cerveau du réseau. Après le feu vert du parquet général, les équipes de la section judiciaire ont perquisitionné le domicile de la mise en cause et y ont trouvé des photocopies de CINn ainsi que des demandes d’emploi dans des administrations publiques.Suite à cela, l’accusée a rejoint ses complices à Oued Zem. Le parquet général a ordonné la prolongation de la garde à vue pour l’audition de toutes les victimes.

L’enquête a révélé que la principale accusée avait promis aux victimes, qui habitent diverses villes du royaume (Casablanca, Mohammédia, Kénitra…), des postes dans l’Administration sans passer par la case concours. Son éloquence et sa connaissance du milieu de l’armée lui ont facilité la tâche pour faire tomber les victimes dans le piège qu'elle leur tendait pour les escroquer.

Seulement, plusieurs semaines après les dates convenues avec l’ancienne militaire, les victimes n’ont rien vu venir. Et c’est à ce moment que les plaintes ont commencé à pleuvoir. D’ailleurs, selon le journal, d’autres victimes devraient se manifester dans les jours qui viennent.

Par Ahmed Adoua
Le 08/02/2016 à 22h41