Yémen: un commando marocain à la recherche du pilote du F16 disparu

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Revue de presseKiosque360. Le Maroc reste sans nouvelles du pilote du F16, porté disparu dimanche soir dans le bastion des rebelles Houthis et de l’ex-président yéménite Ali Abdallah Saleh, Saâda. Un commando marocain serait sur le théâtre de l’incident pour localiser et éventuellement rapatrier le pilote disparu.

Le 12/05/2015 à 07h15

Plus d’une journée après la disparition du F16 marocain, vraisemblablement «abattu» par l’artillerie des rebelles chiites houthis sur les monts escarpés de Saâda, au Yémen, le sort du seul pilote qui était à bord reste incertain. «Le deuxième avion qui évoluait en formation n’a pas pu constater si le pilote avait pu s’éjecter de l’appareil», avait annoncé le service de presse de l’Inspection générale des Forces armées royales (FAR), en ajoutant que «les investigations» étaient en cours pour retrouver le pilote disparu. L’incertitude planant sur le sort du jeune pilote au grade de lieutenant ouvre la voie à plusieurs scénarii évoqués par les principaux titres de la presse écrite, dans leur édition de ce mardi 12 mai. «Le pilote n’a pas réussi à actionner son siège éjectable au moment où son appareil a été touché», indique Al Ahdate Al-Maghribia, sous ce titre :«Mort du pilote marocain, le lieutenant martyr, tombé au Yémen». «Le pilote marocain a trouvé la mort suite à la chute de son appareil sur la région de Saâda, avant-hier dimanche», rapporte le quotidien, indiquant que l’identité du pilote, le lieutenant B, autant que son appareil, un chasseur de type F16 immatriculé sous le numéro 8008-08, ont été révélés par le Forum des Forces armées royales, sur sa page Facebook.

«Cette perte porte à trois les chasseurs arabes abattus au Yémen», souligne la même source, rappelant que le premier chasseur perdu était émirati et le deuxième, saoudien.

«Le F16 marocain survolait à basse altitude la région de Saâda, en vue de repérer et de neutraliser les batteries de défense anti-aérienne ennemies, quand il a été abattu», explique le quotidien, ajoutant que des images des débris de l’appareil touché et du pilote avaient été diffusées par le site yéménite «Al Yaman Al An».

Un commando marocain sur les traces du pilote perdu

«L’état-major des Forces armées royales a dépêché un escadron de F16 équipés de radars ultramodernes au Yémen en vue d’opérer un ratissage aérien de toute la région où se trouvait l’appareil abattu», révèle Al Massae, dans son édition de ce mardi 12 mai. «Le Général de corps d’armée, inspecteur général de l’état-major des Forces armées royales, Bouchaïb Arroub, supervise personnellement la cellule de crise créée par le haut-commandement des FAR afin de suivre les opérations de recherche», souligne le quotidien, en précisant que «le pilote marocain disparu était en mission de reconnaissance et, du coup, sa tâche n’était pas militaire».

Pour sa part, Akhbar Al Yaoum, après avoir relayé le communiqué du service de presse de l’état-major des Forces armées royales, infirme les allégations des rebelles houthis qui ont revendiqué l'attaque contre le F16 marocain. Se basant sur les assertions d’experts en questions militaires, le quotidien a indiqué que les rebelles houthis ne sont pas en mesure d’abattre un appareil aussi sophistiqué qu’un F16, le cas échéant celui de l’escadrille mise à disposition par les Forces royales air (FRA) pour la coalition arabe placée sous commandement de l’Arabie Saoudite. «Les batteries de défense anti-aériennes, qui sont aux mains des rebelles houthis, ont une portée de loin inférieure à l’altitude à laquelle un F16 vole naturellement», relève la même source, qui privilégie la thèse de la «panne technique» pour expliquer la chute du F16 marocain.

Par Ziad Alami
Le 12/05/2015 à 07h15