L’ultime manœuvre de diversion de Ignacio Cembrero

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Le journaliste espagnol Ignacio Cembrero a adressé un courrier à l’Association de presse de Madrid pour se plaindre de photos publiées par le360. Il ne renie pas les faits, mais essaie de faire diversion par une manœuvre stalinienne.

Le 23/02/2015 à 22h19

Très embarrassé par la publication dans le360 de photos qui prouvent ses accointances avec Moulay Hicham, Ignacio Cembrero, le journaliste défroqué du quotidien de référence El Pais, multiplie les gesticulations pour faire diversion sur les faits. Il vient d’adresser une lettre à l’association de presse de Madrid pour se plaindre de prétendues intimidations des autorités marocaines, suite à la publication par le360 de photos de Cembrero en compagnie de Houssein Majdoubi . Pour comprendre les motivations des doléances de Cembrero, il faut coller aux faits qui sont têtus.

Acte 1 : La négationLe360 a publié une information sur la présence de Moulay Hicham à Madrid, en vue de promouvoir la traduction espagnole de son livre. Durant son séjour à Madrid, Moulay Hicham a rencontré Houssein Majdoubi, Ignacio Cembrero et des militants espagnols de l’extrême gauche, connus pour leur soutien au Polisario. Suite à cela, Ignacio Cembrero a juré ses grands dieux sur Twitter qu’il n’en est rien.

Mieux: il a posté sur la page Facebook du site de le360 un commentaire où il s’instaure porte-parole du prince auto-banni. Il a affirmé: «D’après sa maison d’édition espagnole, Moulay Hicham n’était pas mercredi à Madrid.»

Cembrero nous donne au passage des leçons sur la bonne pratique du journalisme. Il est d’ailleurs habitué à parler du Maroc au nom des journalistes marocains, au motif qu’il n’en existe pas au pays de bons, ni d’indépendants. Mais passons. L’heure n’est pas à la correction des idées toutes faites de Cembrero sur les journalistes marocains. Il suffirait de lui rappeler que s’il était un bon journaliste, il aurait publié ses papiers dans un journal et n’aurait pas été contraint de trouver refuge dans un blog pour continuer d’exister.

Acte 2 : La preuve par les imagesAprès la dénégation de Cembrero, nous publions des photos de Moulay Hicham, Majdoubi et Ignacio Cembrero à Madrid. Là, Cembrero devient amnésique sur sa première affirmation concernant la non présence de Moulay Hicham à Madrid. Plus aucun souvenir de ce qu’il a posté sur la page Facebook de le360. Maintenant, peu importe que notre publication dise vraie… Ce qui est important, c’est de pointer du doigt un nouvel ennemi dans l’espoir de faire diversion sur les faits: la rencontre avec Moulay Hicham.

Acte 3 : La diversionIgnacio Cembrero commence par s’exprimer sur Twitter, accusant «un service marocain qui donne un coup de main à le360».



Ensuite, il écrit un article sur son blog à El Mundo où il accuse «les services marocains» d’avoir pris les photos publiées par le360. Il n’oublie pas au passage de faire la promotion du livre de Moulay Hicham, dont l’image de la couverture est plus grande que la taille de l’article.

Considérons un peu l’idée que se fait Ignacio Cembrero du journalisme marocain. Quand il publie des infos, photos et documents confidentiels (et il en a publié des dizaines à El Pais), il appelle cela des sources et en est même très fier. Quand un journal marocain dévoile ses pratiques d’homme de paille de Moulay Hicham, il ne dément pas l’information mais botte en touche en accusant les services marocains.

Si Cembrero est un journaliste qui a le sens de l’éthique, qu’il dise à ses confrères espagnols combien il a été payé pour faire la traduction espagnole du livre de Moulay Hicham sous le couvert de sa fille Elsa Maria Cembrero Bonet, âgée de 23 ans. Qu’il explique à ses confrères comment il rameute les journalistes espagnols dans l’espoir de promouvoir le livre du prince. Qu’il fasse profession de sincérité et proclame: oui, je roule pour Moulay Hicham, parce que je partage son projet hostile au Maroc et à ses institutions. Cela aurait au moins le mérite d’être clair. Mais ce qui gêne chez ce bloggeur, c’est qu’il essaie de maquiller et de faire diversion sur les faits en pointant le doigt ailleurs. Une diversion digne des pratiques staliniennes et qui devrait à elle seule nous instruire sur le genre de journalisme que Cembrero a pratiqué pendant des années au sein du prestigieux quotidien El Pais, avant que la mise à nu de ses manœuvres ne lui vaille une mise à l’écart.

Par Mohamed Chakir Alaoui
Le 23/02/2015 à 22h19